69: 2 Camps
Un champ fourmillant de guerriers, des jeunes et des moins jeunes,
Engagés conduits par des chefs aux armes bruyantes et destructrices ,
Se trainant dans un bourbier inextricable, au milieu d'une foule détalant vers les fosses,
Ne sachant trop ou ils sont, ni ce qu'ils font, ni pourquoi ils le font,
Luttant sous l'assaut des projectiles tombant en averse du ciel pluvieux, reflet de l'atmosphère noire et inquiétante qui régna sur cette période,
Luttant contre l'épuisement afin de ne rien manquer du spectacle,
Et surtout, surtout , l'espoir des participants toutes classes confondues.
Champs de bataille assez semblables ?
A quelques détails près.
Crânes chevelus ou crânes tondus , lunettes ou masques , bandanas ou casques , loques dépareillées ou vêtements uniformisés, sourires vagues ou rictus de douleurs, cris de joie ou cris d'horreur, pétards ou bombes, tracteurs ou chars ( entrainant tous deux dans la tombe),désorientation euphorique ou chaotique, explosions rythmiques ou atomiques,
Le chant d'une balle fendant l'air avant d'atterrir brutalement sur un torse, ou celui d'une guitare fendant l'air avant d'atterrir brutalement sur une scéne.
Fond de toile terreux et monotone, ou coloré et fantastique.
Et ça dure et ça dure.
On fait le compte?
Peut pas vraiment, en tous cas les soldats ayant pris un ticket pour le paradis sont revenus .
Et les autres?
Pas fiers et pas nombreux.
Et pourtant,
Toujours les mêmes qui gagnent.
Et nous, nous, pauvres pauvres petits ados ,
Avec nos poussées de colère (" et de boutons ") et nos rêves vieux comme ce monde qui n'a pas changé, Nixon en moins, Bush en plus (trop), on y croit encore qu'on va changer et révoutionner.
Et aujourd'hui que justement parait il le "rock revient", la fougue, la hargne, la colère pacifique sont tapies derriere le canapé
Et même camés, drogués, bourrés, nos larves de grands parents baveux étaient plus énergiques.
Ce festival, on en a soupé.
Mais quelle plus belle image de la guerre des idéaux, que cette communion de Béthel (Bétlhéem ?) .
hello.
Un champ fourmillant de guerriers, des jeunes et des moins jeunes,
Engagés conduits par des chefs aux armes bruyantes et destructrices ,
Se trainant dans un bourbier inextricable, au milieu d'une foule détalant vers les fosses,
Ne sachant trop ou ils sont, ni ce qu'ils font, ni pourquoi ils le font,
Luttant sous l'assaut des projectiles tombant en averse du ciel pluvieux, reflet de l'atmosphère noire et inquiétante qui régna sur cette période,
Luttant contre l'épuisement afin de ne rien manquer du spectacle,
Et surtout, surtout , l'espoir des participants toutes classes confondues.
Champs de bataille assez semblables ?
A quelques détails près.
Crânes chevelus ou crânes tondus , lunettes ou masques , bandanas ou casques , loques dépareillées ou vêtements uniformisés, sourires vagues ou rictus de douleurs, cris de joie ou cris d'horreur, pétards ou bombes, tracteurs ou chars ( entrainant tous deux dans la tombe),désorientation euphorique ou chaotique, explosions rythmiques ou atomiques,
Le chant d'une balle fendant l'air avant d'atterrir brutalement sur un torse, ou celui d'une guitare fendant l'air avant d'atterrir brutalement sur une scéne.
Fond de toile terreux et monotone, ou coloré et fantastique.
Et ça dure et ça dure.
On fait le compte?
Peut pas vraiment, en tous cas les soldats ayant pris un ticket pour le paradis sont revenus .
Et les autres?
Pas fiers et pas nombreux.
Et pourtant,
Toujours les mêmes qui gagnent.
Et nous, nous, pauvres pauvres petits ados ,
Avec nos poussées de colère (" et de boutons ") et nos rêves vieux comme ce monde qui n'a pas changé, Nixon en moins, Bush en plus (trop), on y croit encore qu'on va changer et révoutionner.
Et aujourd'hui que justement parait il le "rock revient", la fougue, la hargne, la colère pacifique sont tapies derriere le canapé
Et même camés, drogués, bourrés, nos larves de grands parents baveux étaient plus énergiques.
Ce festival, on en a soupé.
Mais quelle plus belle image de la guerre des idéaux, que cette communion de Béthel (Bétlhéem ?) .
hello.
